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Babba  
 

Babba Othman
Othman Babba est né en 1947 à Monastir. C’est un artiste «abstrait», mais dont la peinture passe aisément de l’abstraction à la figuration.
Ses compositions picturales s’inspirent d’une joie de vivre et elles sont imprégnées d’une grande liberté.
Il expose depuis 1990 (plus d’une vingtaine d’expositions personnelles).
Il est également l’auteur d’un roman «Chroniques d’un âge de poussière» (2012).
La peinture de O. Babba est fine et sensible, précise et structurée; elle laisse au spectateur une grande liberté
d’interprétation, tout en lui donnant un certain nombre de pistes : de possibles falaises, des plages, des jardins fleuris... Des coins
de pièces émergent de la toile, autant de paysages imaginaires et poétiques où s’évader.
Ainsi, son travail qui pourrait s’apparenter à une abstraction est-il aussi «une prise sur l’existence, sur le moment et le temps qui passe».
Inconsciemment, il fixe ces instants sur la toile.
L’artiste travaille la matière picturale avec une certaine maîtrise technique, sa pâte est onctueuse, nourrie et charnelle.
Les couleurs, souvent à dominante de bleus et de gris, sont ponctuées, «réchauffées» par des terres, des ocres, des orangés, donnant
ainsi aux œuvres une vibration lumineuse et raffinée.
Et, au-delà des touches qui s’entremêlent avec liberté, c’est dans un univers plastique très personnel que nous entrons, où le coup
de pinceau s’apparente à l’écriture, où des lignes, des formes, des couleurs vont s’affronter jusqu’ au moment où, après le vertige
des couleurs et des lignes, des confusions et des doutes, on arrive à une impression d’équilibre, à l’harmonie avec un grand H.
Les œuvres : «Equilibre précaire», «Paysage vu nulle part», «Variations sur un corps simple» laissent voir des constructions colorées, des
poésies géométriques, des structures vigilantes, des paysages symétriques, où l’équilibre entre les masses crée une conversation subtile entre les couleurs.
Parfois, il y a ces rainures blanches indiquant les espaces de séparation entre les sujets contenus dans le même tableau.
Dans ses toiles, il y a toujours cette tendance constructive, architecturale, mais jamais froide.
Les couleurs éclosent sur ses toiles avec élégance et une minutie artisanale.
Son œuvre est un mélange subtil d’élégance et de silence pour le grand plaisir du spectateur.

• Etudes primaires
Ecole « El Fath » à Moknine.
Il est fort probable que cette période ait été la plus stable et la plus continue que celle qui allaient lui succéder puisqu’elle avait commencé et s’était terminée dans le même établissement durant six années successives. Durant cette période, de tous les savoirs, j’ai acquis une poussière jaunâtre qui a
fait que ma vision du monde ait été emprunte d’insatisfaction et de l’amour pour tout ce qui n’était pas conventionnelle.

• Etudes secondaires

C’est pendant cette période qu’avaient commencé le nomadisme et les transhumances. De Moknine à Carthage, de Carthage à Tunis, de Tunis à Moknine, de Moknine à Monastir. C’est au Lycée de cette ville que j’ai réussi au Baccalauréat – Lettres Modernes. Six années durant lesquelles j’ai appris combien j’étais petit sans l’amour et l’affection de ma famille et combien j’étais faible sans acquis cognitifs nourrissants et solides ! C’était l’époque des rêves infinis et de la curiosité qui vous rend insomniaque, l’époque où je dévorais les livres qu’ils soient écrits en prose ou en poésie, l’époque où j’étais assidu aux activités des ciné-clubs, l’époque où
je découvrais qu’on pouvait communiquer avec des mots, avec des gestes et avec des couleurs.

• Etudes supérieures

Période qui a commencé à la Faculté des Lettres de Tunis, puis à Paris IV –Sorbonne, enfin à l’U.E.R. de Lettres de Saint Etienne. Elle fut « couronnée » par une Maîtrise en langue et Littérature Française.

• Dessiner :

Un violent d’Ingres ? Un peu plus que cela, quand même ! Formation scolaire, puis à distance avec l’Ecole ABC (en France) et c’est aussi une formation d’autodidacte. Je me limite à la peinture à la gouache : c’est une technique qui me passionne vu qu’elle exige une infinie patience, de la persévérance et de l’attention. Un moyen de communication privilégié.
Un outil de traduction de ce que les mots peinent à exprimer, un deuxième texte en formes et en couleurs d’une page qu’un poète a écrite…

• Les expositions

Plus que 20 expositions individuelles de 1990 à nos jours. Elles ont eu lieu au Kef, Monastir, Sousse, Tunis… dont :

Couleurs sur Paroles : traductions de poèmes de Jacques prévert, 2000 ; (Institut Supérieur Des langues et des Sciences Humaines de Tunis)
Couleurs sur des mots : traduction de poèmes de Souf Abid, 2007 ; (Club Culturel Tahar Haddad, Tunis
Couleurs en Fureur : traductions de fragments de René Char ; 2008 ; (Médiathèque Charles De Gaulle et Galerie Sophonisbe – Carthage) ;
Mots et Couleurs ; ( Diwan Dar El Jeld, Tunis ),
Chroniques d’une Révolution ; Galerie du Village KEN, Bou Ficha, 2011 ;
ETERN’ ELLE, Galerie Bel Art, Tunis, 2012 ;
HARMONY, Galerie Aire-Libre, El Teatro, Tunis. Février-mars 2014.
Plusieurs participations à des expositions collectives…


""LE POETE COMME LE PEINTRE NE PEUVENT PAS VIVRE SANS LE REGARD ET L’ATTENTION DE L’ AUTRE.""

Cel : 00216-22-305-282

Email : Othman Babba

Curriculum di Othman Babba

 
acrilico dipinto a spatola su foglio di compensato 40x50 cm   acrilico dipinto a spatola su cartoncino 33x48 cm   acrilico dipinto a spatola su cartoncino 33x48 cm acrilico dipinto a spatola su cartoncino 36x48 cm dic 2013